Le baroscope

Le baroscope Partie scientifique : Fonction : Le baroscope est un appareil didactique permettant de mettre en évidence la poussée d’Archimède. Expérience : Le baroscope se présente comme une balance à fléau qui porte d’un côté une grosse sphère et de l’autre un petit poids. Les deux éléments de la balance sont équilibrés à l’air et déséquilibrés lorsqu’on vide l’air, montrant ainsi qu’à l’air, la pression atmosphérique exerce une poussée (la poussée d’Archimède) permettant d’équilibrer les deux sphères de poids, pourtant, différents. Mode opératoire :1-le baroscope, équilibré dans l’air, est placé sous une cloche dans laquelle on fait le vide. 2-le baroscope penche du côté de la sphère la plus grosse, sous l’effet de la raréfaction de l’air. 3-lorsqu’on enlève la cloche, le baroscope revient à l’équilibre. 4-on en conclut que la grosse sphère subit, de la part de l’air, une force orientée de bas en haut (la poussée d’Archimède), d’une plus grande valeur que celle subie par le poids le moins volumineux. Le mouvement, induit par l’expérience, met en évidence que l’air exerce une poussée plus importante, en fonction du volume de chaque corps. Partie historique: Archimède (287-212 av. J-C) est un grand savant de l’Antiquité. La poussée, qui porte son nom, montre que tout corps plongé dans un gaz a une poussée verticale, vers le haut, dont la valeur est égale au poids du gaz déplacé. En 1665, le physicien et chimiste irlandais, Robert Boyle décrit un baroscope statique qui fonctionne sans mercure. L’instrument y est décrit comme un outil didactique qui fait la démonstration de la poussée d’Archimède appliquée aux gaz. Boyle voit le baroscope comme un instrument prometteur capable de montrer les variations de pression, révélatrices d’une variation d’altitude. Rôle de cette découverte dans l’histoire des sciences: Le baroscope est devenu un instrument de mesure important car il a permis de mettre en évidence les variations de la pression atmosphérique, d’expliquer le principe d’Archimède appliqué aux gaz, « Tout corps plongé dans un gaz reçoit une poussée verticale, vers le haut, dont la valeur est égale au poids du gaz déplacé » et de renforcer la pertinence des méthodes dites « expérimentales ».