Partie scientifique : Fonction : Le pyromètre à levier sert à observer la dilatation thermique d'un métal et à mesurer des températures élevées. Expérience : L’expérience du pyromètre à levier consiste à chauffer un élément métallique sensible, puis à lire la température indiquée par l’aiguille, qui se déplace sur le cadran, en raison de la dilatation de l'élément métallique. Mode opératoire :1-positionner une tige de laiton dont une des extrémités est fixée par une vis et l'autre extrémité s'appuie sur une aiguille qui se déplace sur un cadran. 2-faire chauffer la tige au moyen de bougies situées sous la tige en laiton 3-la tige s'allonge en raison de la dilatation du métal sous l'effet de la chaleur 4-observer, sur le cadran, la température indiquée par le déplacement de l’aiguille provoqué par la dilatation de la tige de laiton. Partie historique : L’invention et le développement des premiers pyromètres se situent au Royaume-Uni, entre le XVIIIᵉ et le XIXᵉ siècle, une période marquée par la révolution industrielle et de grands progrès scientifiques et techniques. Josiah Wedgwood (1730-1795), scientifique et industriel britannique, s’est spécialisé dans plusieurs disciplines scientifiques, notamment la pyrométrie, la physique de la chaleur, la chimie des matériaux. Wedgwood met au point l’un des premiers pyromètres afin de mesurer avec précision la température des fours. Rôle de cette découverte dans l’histoire des sciences : Avant l’invention des pyromètres, la mesure des hautes températures reposait sur des méthodes peu précises, sans mesure chiffrée, ni véritable base scientifique. La température était souvent estimée par l’observation visuelle de la couleur des métaux chauffés. Les thermomètres à liquide, comme ceux au mercure ou à l’alcool, devenaient inutilisables, au-delà de quelques centaines de degrés, car les liquides se dégradaient ou s’évaporaient. Le pyromètre,désormais,apporte précision et capacité à mesurer les très hautes températures.